"Dieu joue dans le parc de l'Infini, sous la girandole des étoiles. Il danse toutes les danses. La seule chose à faire c'est de joindre ses mains aux siennes et d'entrer dans le rire des atomes et du Soleil..."
François Brousse
"Celui qui n'ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile".
William Blake
Juste un mot, quelques nouvelles fraîchement envoyées... La fraîcheur de l'atmosphère est tempérée par la chaleur de la danse, des danseurs, des danses enjouées ou jouées le temps d'un échange, d'un partage intemporel.
Visions spectaculaires, non pas éphémères, paroles de chorégraphes qui se délectent dans l'espace. Le temps n'a plus aucune emprise, accepter de lâcher prise et laisser le cours des choses voguer dans ce présent conjugué au futur.
Me voici en départ pour de nouvelles aventures, des aventures de rêves, des aventures rêvées ou des aventures de rêveuse... En attendant mon retour, fin août, je vous propose d'aller faire un tour sur le site du festival international du théâtre de rue, qui a lieu à Aurillac du 19 au 22 août, éblouissement garantie.
http://www.aurillac.net/index.htm

Il y a des jours où l'on espère que l'on ne perdra plus son temps dans les chimères de son coeur et dans les méandres des questionnements ininterrompus.
Il y a des jours où l'on pense que tout est toujours possible, qu'il suffit d'y croire, d'espérer, de prier, de se libérer de ses peurs et de ses angoisses.
Il y a des jours où l'on croit vraiment, que vivre est une joie de chaque instant et que rêver n'est pas un idéal galvaudé.
Il y a des jours où l'on se dit qu'après la tempête apparaît toujours l'éclaircie, et que celle-ci est encore plus lumineuse qu'avant.
Il y a des jours où l'on pose sur un papier de nouvelles résolutions : méditer toujours plus, ne plus angoisser, avoir confiance, être patient et persévérant.
Il y a des jours où l'on ressent que les rêves sont la clef pour ouvrir les portes les plus secrètes et où l'on souhaite pour toujours évoluer auprès de son initiateur.
Il y a des jours où l'on est ému d'exister pour un ami de valeur et où sa propre beauté vous renvoie à la vôtre et vous donne confiance.
Il y a des jours où l'on sait que ses parents seront toujours présents et cette bienveillance suffit à vous réconforter.
Il y a des jours où l'on est heureux de connaître des magiciens du corps et de l'esprit qui vous aident à démêler les noeuds de votre sensibilité exacerbée.
Et il y a un jour où l'on fait la synthèse et où l'on ressent que tout sera différent : accepter d'être soi-même, aller voir le fond des choses, aimer et s'aimer soi-même.
Le moment est venu d'ouvrir mes propres ailes, de m'accorder d'être libre et maître de ma vie.
Il est temps de faire rugir le lion et d'aller danser avec les étoiles.

Mille merci à mes proches, à mes amis, qui, avec tout leur amour m'ont transmis leurs pensées et honoré ma naissance, le 04 août...
Voici deux messages sélectionnés et qui devraient me guider pour les jours ou années à venir, messages dont vous pouvez tout aussi bien vous inspirer.
"Que cette journée soit synonyme de bonheur,
comme tous les autres à venir,
car le bonheur se doit d'être vécu sans attendre.
C'est une onde fragile et délicate qu'il faut poursuivre sans relâche.
C'est sûrement ce que tu fais déjà
car il émane de toi tant d'énergie, de force, de plénitude".
Lily Pad Flower

"Prends le temps,
Ne cours pas après toutes les chimmères,
Prends le temps de tes repères.
Prends le temps de tendre la main
Et d'accompagner vers demain
Prends le temps de sourire.
De chanter, de pleurer et de rire,
Prends le temps d'aimer, d'expliquer,
De regarder l'oiseau s'envoler,
D'écouter l'enfant craintif,
Et le souffle du vent plaintif.
Prends le temps de vivre ta vie,
Car la valeur du temps, elle, est le fruit".
C. Sergera
Une dédicace spéciale à ma famille avec qui nous avons, comme toujours fêter la vie par une danse enjouée et lumineuse.
Des images qui m'inspirent en cette douce chaleur d'été une danse animée, une danse partagée.


La danse est vecteur de joie, de partage, de plaisir et créatrice d'instants.

Souvenirs de moments chaleureux, de soirées inoubliables, de corps à corps en accord, de vibrations, d'énergie, de mouvement dans l'espace-temps.

Changement de lieu, changement de temps, chang
ement de vie pour cette danse de la vie.
Le temps d'un pas et j'entre dans la cadence, le rythme se modifie, les espaces varient, les couleurs rient.
Le temps d'une danse et j'entre dans ce temps, dans ce tandem, dans ce temps-danse très tendance.
Se laisser porter et espérer que cette rencontre, au coeur de la danse, cet éphémère instant se prolongera dans le temps, dans le temps infiniment dansé, infiniment aimé.
Pour cette petite chronique de danse, je vous propose quelques images de la dernière chorégraphie de Preljocaj. La vidéo présentée ici est un extrait du spectacle qui s'est déroulé aux Estivales de Perpignan le 19 mai 2009.
Note : pour le moment je n'arrive pas à transférer les images, alors voici le lien de la vidéo sur You tube :
http://www.youtube.com/watch?v=yYHERBXpXWo
Tout le monde connaît l'histoire de Blanche-Neige, dont la version originale allemande vu le jour sous la version allemande "Schneewittchen" en 1812. Les auteurs de ce conte sont les fameux frères Jacob et Wihelm Grimm mais eux-même auraient été inspirés par un mythe germanique.
Pour résumer l'histoire :
La Reine d'un royaume lointain souhaitait avoir une enfant dont le teint serait blanc comme la neige, les lèvres rouges comme le sang et les cheveux noirs comme l'ébène... Malheureusement, la reine mourut le jour de son accouchement et le roi prit pour épouse une femme très belle mais surtout méchante, orgueilleuse et jalouse de Blanche-Neige. Lorsque son miroir magique lui répondit qu'elle n'était plus la plus belle du royaume, la reine chargea un chasseur d'aller tuer la jeune femme.
Plusieurs moments clefs vont alors ponctuer le conte, jusqu'au dénouement :
Le chasseur ne tue pas Blanche-Neige donc celle-ci erre dans les bois et entre se reposer dans une maison, celle des sept nains. La reine apprend que la jeune femme est toujours vivante alors elle tente à plusieurs reprises de la tuer, jusqu'au jour où elle se déguise en vieille sorcière et lui fait croquer une pomme empoisonnée.
Les nains découvrent la mort de Blanche-Neige et déposent son corps dans un cercueil de cristal.
Un prince en tombe amoureux et emporte le cercueil : lors du voyage la jeune femme se réveille et le prince lui demande sa main.
La reine est invitée au mariage du prince et de Blanche-Neige et est condamnée à chausser des escarpins de fer rougis au feu et à danser jusqu'à ce que mot s'ensuive.
L'interprétation de Prejlocaj :
La première a eu lieu le 25 septembre 2008 lors de la Biennale de la danse de Lyon et est actuellement en tournée en France.
Il s'agit d'une pièce de danse contemporaine d'après la version originale des frères Grimm. 26 danseurs interprètent le conte, sur les musiques symphoniques de Gustav Mahler et les musiques additionnelles de 7D. Le décors a été créée par Thierry Leproust et les costumes sont signés Jean-Paul Gauthier.
Tous les moments clefs de l'histoire sont présents, du début à la fin, avec des moments forts tels que le miroir magique, l'empoisonnement, la rencontre du prince et du corps inanimé de Blanche-Neige, la danse ensorcelé de la marâtre.Ce qui fait la beauté et l'originalité de cette chorégraphie sont l'attention accordé à la mise en scène, théâtrale, aux costumes et au décor. Des éléments forts composent la scène : le gigantesque miroir roulant, la falaise où travaillent les nains, les rochers pour symboliser la forêt, le cercueil de verre...Ce qui est très touchant, c'est le jeu des danseurs qui, sans parole, à travers le geste, l'expression du corps et du visage, les mouvements dansés, expriment réellement action, émotion, sensation.
Les scènes lumineuses sont très douces (ballet d'entrée, danse dans la forêt, danse des sept nains sur la paroi) tandis que les passages sombres sont terrifiants (le miroir magique, l'empoisonnement de Blanche-Neige, la danse ensorcelée de la belle-mère).
Une scène retient particulièrement l'attention et laisse sans voix, il s'agit de la rencontre du prince avec le corps sans vie de Blanche-Neige. Il danse avec elle, avec ce corps mort et on sent tout l'amour qu'il lui porte, on perçoit sa volonté désespérée de la ramener à la vie, il danse, il danse, et elle, inanimée, est transportée dans ce mouvement. Il s'agit d'une danse de couple extraordinaire et surtout on ressent toute la puissance de la passion amoureuse qui permet de ramener Blanche-Neige à la vie.
Ensuite, ensemble ils dansent, cette même danse, ces même pas, mais avec l'élan de la vie, dans un amour partagé. Ce passage est tout simplement splendide.

Quant au dénouement, il est très touchant : Blanche-Neige se réveille, le mariage est préparé a lieu et enfin la marâtre est emporté dans une danse terrible, ensorcelée qu'elle ne peut maîtrisé, elle est impressionnante. Ainsi se termine ce ballet, merveilleux et interprété d'une manière juste et intemporelle.
Notes spéciales : on apprécie particulièrement l'importance accordée aux détails (mise en scène et en espace, déplacements, décors mouvants et enfin les costumes signés Jean-Paul Gauthier) mais aussi l'accompagnement de la reine de ses deux chats noirs terribles (interprétés avec finesse et puissance par deux danseuses filiformes exceptionnelles). La version aux jardins de Versailles fut accompagnée par un feu d'artifice pour les deux scènes finales, idée absolument grandiose.

Ce qu'en dit Prejlocaj : "J'avais très envie de raconter une histoire, d'ouvrir une parenthèse féerique et enchantée. La marâtre est sans doute le personnage central du conte. C'est elle aussi que j'interroge à travers sa volonté narcissique de ne pas renoncer à la séduction et à sa place de femme, quitte à sacrifier sa belle fille. L'intelligence des symboles appartient aux adultes autant qu'aux enfants, elle parle à tous et c'est pour cela que j'aime les contes".
La reine, mère de Blanche-Neige, meurt à l'accouchement.
Le ballet d'entrée, 16 danseurs + Blanche-Neige et son père en spectateur.
Les princes prétendants de Blanche-Neige, 3 danseurs.
Blanche-neige et son élu.
L'entrée de la reine qui trouble le bal.
L'empoisonnement de Blanche-Neige par la reine déguisée en vieille femme.
Les nains découvrent le corps sans vie de Blanche-Neige.
Le prince danse avec Blanche-Neige morte.
La danse ensorcelée de la reine.
Elle est là, sur le pallier, grande, noire, étincellante. Elle est là, dans sa robe de ténèbres, qui attend, patiemment. Elle est là, je la fais entrer, je l'accueille. Il est 15h passé, c'est l'heure, aujourd'hui, je prend le thé avec... Ma Peur!!!
"Vous prendrez bien une tasse de thé vert ma très chère Peur ?.. Vous savez comme je tiens à vous, je vous ai donc préparé une thé de qualité, un thé subtil, un thé japonais, "le thé de l'hospitalité", afin que vous soyez bien aise et que vous repartiez, oui que vous repartiez -j'y tiens- avec gaieté. Ah oui, ça, je sais reçevoir, surtout les invités de marque tels que vous. Car voyez-vous, je vous considère, vous avez toute mon estime, Ma très chère Peur, mais je considère que vous êtes invitée, oui, c'est à dire que vous êtes ici chez moi, non chez vous, voyez-vous ?
Tenez, tenez, voici, je vous fais patienter... Donc, où en étais-je ? Ah oui, donc vous êtes une invitée de marque, certes, respectable comme toutes les entités de ce nom et c'est la raison pour laquelle je vous ai convié, pour que nous conversions.
Etes-vous bien ? Le thé est-il à votre convenance ? Un peu de sucre ? Bien. Donc, je vous ai convié en ce jour afin de m'entretenir avec vous de sujets, qui, je pense, vous tiennent à coeur, du moins, si vous en avez un... Oui, un coeur, enfin, c'est sans importance. Car vous le savez sans doute, ou ne le savez peut-être pas, mais vous représentez pour moi plusieurs aspects flous, mal définis, dont les contours sont difficiles à cerner et qui, voyez-vous, m'empêchent de prendre des décisions, de faire des choix.
Oui, faire un choix, c'est à dire accepter le renoncement, la perte, la mise à l'écart de quelque chose ou de quelqu'un au profit d'une autre chose ou de quelqu'un d'autre. Vous me contraignez dans un système, Ma très chère Peur, qui me fait perdre tout discernement. Dans ce cas, je ne peux m'en remettre ni à mon mental, bien trop occupé à dénouer les fils de son tourment, ni à mon coeur dont le rythme élevé empêche toute sensibilité raisonnable.
Alors voilà, Madame la Peur, j'espère que vous allez pouvoir éclairer mon âme de votre lumière des ténèbres afin que je puisse trouver un prélude de repos et faire un choix cohérent quant à mon proche futur. Mais je vous en prie, délectez-vous, savourez ce thé délicatement préparé."'
À ces mots, et contre toute attente, Ma Peur ouvrit ses bras et doucement me réconforta. Elle me berceait avec tant de délicatesse que je me laissais entraîner dans un doux et paisible sommeil. Ma Peur profita de mon rêve pour m'expliquer, simplement : elle existe pour pousser les êtres à se dépasser et à se découvrir. Ceux qu'elle ne touche pas, soit n'évoluent pas, soit, n'évoluent plus. Elle existe à mes yeux sous certaines formes, elle existe pour les autres sous d'autres aspects. Mais surtout, elle touche du doigt ce qui nous tient le plus à coeur, ce qui nous sensibilise, ce qui nous représente.
Lorsque je me suis éveillée, Ma Peur était toujours là. Calme, bienveillante, sombrement lumineuse et d'un rayonnement que je ne lui connaissais guère. Elle me glissa à l'oreille quelques mots et je compris le sens de son existence. Sagement, elle me dit alors qu'elle serait ravie de venir de nouveau boire un thé... Lorsqu'elle prit congée, me remerciant pour le doux parfum de cette eau subtile, elle esquissa un grand sourire et tranquillement me conseilla :
"N'oublie pas, je ne dois jamais t'empêcher de faire quoi que ce soit, ou de prendre n'importe quelle décision, je suis juste là pour te révéler. Lorsque je te trouble, répète-toi ces mots : "Ma Peur est un moteur, elle existe pour me révéler, oui, le bonheur m'appartient.""
À ces mots, Ma Peur s'estompa, le rythme de mon coeur se tranquilisa, les fils de mon esprit se dénouèrent, et je pu enfin retrouver le calme nécessaire pour méditer sur mon futur tant espéré...
Il ne faut jamais rester en trouble avec sa Peur, au contraire, il faut l'aimer, l'apprécier, la cerner, la distinguer, et à jamais en faire son alliée.
(Je dédicace cette petite nouvelle à mes amis Claire, Thomas et Samuel qui reconnaîtront sans doute quelques mots issus de nombreux bavardages)
Un hommage à la grande chanteuse de jazz américaine, Billie Holiday, née à Baltimore le 07 avril 1915 et décédée il y a cinquante ans, le 17 juillet 1959.
Si Ella Fitzgerald représente dans le coeur des américains, la joie, Billie Holiday, elle, code la souffrance. Elle exprimait, avec sa voix unique, profonde et mélancolique la douloureuse existence d'une femme noire américaine au début du siècle, ayant subi violence, humiliation, pauvreté. Le chant était son exutoire, il lui apportait la paix et la liberté que sa vie lui refusait.
Parmi les chansons les plus poignantes, mentionnons "
Strange Fruit", un poème écrit par Lewis Allan en 1939 qui est une métaphore du lynchage des noirs dans le sud (ces "étranges fruits" renvoient aux noirs pendus aux arbres). Après avoir entraîné la controverse, ce titre devint un véritable succès qui fut prolongé par la reprise en 1941 de "
Gloomy Sunday", une chanson de désespoir sur le thème du suicide (traduction du hongrois à l'anglais vers 1930).
Sa vie tumultueuse avec Jimmy Monroe puis Joe Guy l'entraîna dans la drogue et dans une certaine mélancolie. À la suite de plusieurs déceptions amoureuses, elle devint dépendante à la fois de la drogue et de l'alcool et fut à plusieurs reprises incarcérée .
Elle en était parfaitement consciente et expliquait ainsi dans son autobiographie
("Laydie sings the blues", publiée par William Dufty en 1956) : "
Je suis rapidement devenue une des esclaves les mieux payées de la région, je gagnais mille dollars par semaine, mais je n'avais pas plus de liberté que si j'avais cueilli le coton en Virginie".
Elle gardait malgré tout un rapport sensible à la vie et son expression mélancolique offre toujours un lyrisme touchant et intemporel. Cette chanteuse dramatique m'inspire un profond respect. Pour conclure je reprends ici Alain Gerber qui affirme que Billie Holiday fait voir le ciel et l'enfer, l'ombre et la lumière de nos âmes...
"
Le coeur est selon moi le cadeau le plus précieux et la musique doit également être un cadeau précieux."
Pour en savoir plus :
http://www.ladyday.net/
http://www.lady-day.org/
Alain GERBER : "Lady Day", Paris, Fayard, 2005.
" Toi que j'aime, tu es un lion,
Et ton coeur est un Soleil, l'ultime secour
De ceux perdus dans leur sommeil.
Tu es l'alchimiste de mon coeur
Oh, toi que j'aime. "
Abd Al Malik
"
Et par le pouvoir d'amour
Je reconnais ma vie
Je suis né pour te connaître
LIBERTÉ."
Paul Éluard
(tranmis par Pluton Étoilé)
Je voguais tranquillement, suivant le cours de mes rêveries nocturnes, lorsque j'aperçus cette écriture réfléchissant comme un pamphlet, qui ne devrait même pas avoir besoin d'être révélé : "Paris s'engage pour la liberté de tous les otages dans le monde". Magnifique affirmation de nation libre et engagée...
Mais je ne peux m'empêcher de m'interroger et de repenser à la réfléxion de Gao Xingjian, Prix nobel de littérature en 2000, d'origine chinoise, qui lui-même fut incarcéré dans un camp de rééducation maoïste pendant cinq ans et fut contraint de brûler un certain nombre de manuscrits : "Le monde n'a sans doute pas été fait pour les hommes, mais les hommes doivent quand même y vivre".
C'est ce que m'inspirait cette vision en cette douce soirée mélancolique, où les artistes s'efforçant de me rendre le sourire ne pouvaient percevoir le trouble qui m'emportait.
Je me questionnai alors sur le sens à donner au terme de Liberté en repensant encore une fois à Gao Xingjian affirmant subtilement : "Si tu sers la Liberté en échange d'autre chose, comme l'oiseau, elle s'envolera" (Discours de réception du Prix Nobel, déc. 2000).
À méditer...
Entre coeur et raison
Lorsque mon coeur me dit "fonce", ma raison me dit "patiente".
Lorsque j'écoute mon coeur, j'ai peur.
Et quand j'entends ma raison, je tiens bon.
Coeur et raison sont-ils sur la même longueur d'onde ?
Trouver l'équilibre, comme le funambule sur le fil, entre intuitions, sensations, réfléxions et apréhensions.
Écrire, écrire, écrire, toujours écrire.
Pour laisser une trace, pour me comprendre, pour plutard me surprendre.
Seule l'écriture peut canaliser mes pensées, seule l'écriture peut me révéler.
Secour salvateur à tant d'ardeur, élément de refuge contre tant de subterfuges.
Écrire pour ne pas me mentir et me faire rougir lorsque je vais me relire...
J'Aime. J'aime être. J'aime ressentir. J'aime vibrer et j'aime penser. J'aime me surprendre et dans les sentiments me laisser prendre. J'aime m'exalter en imaginant de douces pensées. L'Amour est mon seul refuge et la divinité ma seule alliée. J'aime cette Terre éphémère qui me permet d'alimenter mon coeur passionné.
"La danse est union,
Union de l'homme avec l'homme,
De l'homme avec le cosmos,
De l'homme avec Dieu."
Maurice Béjart
"La contemplation de la Beauté, la méditation du grand livre de Dieu et des grands livres de l'homme, la joyeuse création de l'art ou de la science, la bienveillance envers tous ; cela peut suffire à transformer un coeur de pierre en un coeur de rayons".
François Brousse
Fascinée par les relations entre les arts, je m'intéresse plus particulièrement aux créations qui allient danse, texte et voix avec une prédilection pour les chorégraphies mettant en scène des textes poétiques.
Pour cette première chronique, j'ai choisi de vous faire partager mes recherches sur les "mises en corps et en espace" de Shakespeare, dramaturge de génie aux oeuvres intemporelles. Bien que ce sujet d'étude soit très vaste, je vous propose une petite synthèse de ce que j'ai pu observer.
De nombreux textes de Shakespeare ont été adapté en ballets, à la fois classiques et contemporains, soit dans une interprétation littérale soit dans une réadaptation (contexte contemporain par exemple).
Voici les principales pièces qui ont été monté :
- Les tragédies : Roméo et Juliette, Hamlet, Macbeth, Le Roi Lear, Othello, Antoine et Cléopâtre.
- Les comédies : La Tempête, Les Joyeuses commères de Windsor, Beaucoup de bruit pour rien, Le Songe d'une nuit d'été, Comme il vous plaira, La Mégère apprivoisée, La Nuit des rois.
La chorégraphie la plus répandue est celle de Roméo et Juliette, qui mériterait une chronique à elle seule, tant les interprétations sont variées.
Pour l'heure je souhaite attirer votre attention sur deux adaptations contemporaines : une chorégraphie et une pièce de théâtre.
- Roméo et Juliette, Compagnie Trafic de Style, direction Sébastien Lefrançois (première au festival Suresnes Cité Danse, 2008).
Le chorégraphe a opté pour une interprétation théâtrale et a donné une large place à la narration afin de mettre en exergue la relation entre les deux amants, évoluant de l'amour jusqu'à la mort. Jusqu'ici pas de grande surprise, si ce n'est que l'ensemble de la pièce est interprétée en danse Hip Hop, alors vous comprenez que l'exercice devient périlleux. Les scènes emblématiques telles que le bal, le balcon, la bataille des Capulets et des Montaigu (elles se déroulent ici au coeur des cités) sont revisitées avec force et puissance par sept danseurs, un circassien et un comédien. Quant à la musique symphonique réalisée par Laurent Couson, elle allie sons classiques, électroniques et jazz, et apporte une sensible énergie à la gestuelle Hip Hop. Le chorégraphe réussit ici un pari fou et offre un regard nouveau au drame shakespearien.
- La Tempête, Théâtre du Kronope, direction Guy Simon (présenté actuellement au Off du Festival d'Avignon).
En quelques mots, voici l'histoire rapportée dans le dossier de presse : "Prospéro, ancien du de Milan, évincé par son frère, trouve refuge et vit reclus avec sa fille Miranda sur une île inconnue. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il apprend à maîtriser les éléments et les créatures mystérieuses représentées par Ariel et Caliban". Mais comme le remarque le critique du journal Les trois coups, Vincent Cambier, l'enjeu est ailleurs.
L'objectif est de faire sentir, grâce au jeu théâtral et à la narration, la bassesse tout comme la grandeur humaine. La mise en scène, les costumes ainsi que les décors permettent de donner du sens et de la profondeur à l'interprétation.
Je suis convaincue que l'alliance de la danse et du théâtre poétique peut aboutir à des spectacles extraordinaires en dehors de tout cloisonnement idéologique et artistique.
Une nouvelle interface artistique a vu le jour, il s'agit de celle de mon ami Le Pluton étoilé et son interface à lui est poétique...
Laissez-vous porter en cliquant sur le lien intitulé "Cette rencontre est un poème", dans la rubrique "Blogs inspirés".
"Si vous écoutez votre coeur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur Terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d'être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n'écoutons plus notre coeur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce n'est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale".
Paolo Coelho